Aurore hivernale

Merci pour vos voeux et votre fidélité sans faille. Grâce à vous, l'année 2009 s'annonce pour moi riche en émotions et en rencontres. A bientôt pour de nouvelles recettes gourmandes !

Merci pour vos voeux et votre fidélité sans faille. Grâce à vous, l'année 2009 s'annonce pour moi riche en émotions et en rencontres. A bientôt pour de nouvelles recettes gourmandes !
Aujourd'hui, je ne vais pas être bavarde, faute de temps (c'est l'effet "fêtes de Noël). J'espère en tout cas me rattraper en vous proposant ce délicieux vacherin glacé que j'ai décliné à la banane et au chocolat. Méfiez-vous des apparences, ce dessert givré n'a rien de compliqué. Si vous montez correctement la crème fouettée, pour la glace et pour la chantilly au cacao, tout devrait bien se passer. Question timing, pas de panique, la recette ne prend que deux heures, mais vous pourrez réaliser les différentes étapes sur plusieurs jours. Et au plan pratique, le vacherin se stocke au congélateur, pour le plus grand bonheur de votre réfrigérateur déjà bien encombré. Je vous conseille d'utiliser une poche à douille de qualité si vous voulez obtenir de belles dentelles crémeuses. Les gadgets de supermarché ne comportent pas de douilles étoilées assez marquées et vous risquez d'être déçus du résultat. Vous trouverez des en-bouts inox solides et performants dans les commerces de matériel de cuisine à des prix très raisonnables. Enfin, nul besoin de vous garantir que le mélange banane/chocolat remporte toujours un franc succès, même après un repas copieux. La fraîcheur de la crème glacée et le croustillant de la meringue permettront de ponctuer votre repas de Noël tout en douceur. Bonnes fêtes à tous et surtout, régalez-vous !
... ou pour jours de fêtes, car ces petites bouchées salées risquent fort de vous tenter pour d'autres grandes occasions. Il vous faudra dénicher des emportes-pièces sur la thématique de Noël dans les boutiques d'accessoires de cuisine, les magasins de jouets ou de loisirs créatifs, à moins que vous soyez comme moi une grande collectionneuse de ces adorables objets métalliques. Parmi les différentes garnitures qui composent ce plateau haut en saveurs, ma préférence se porte sur cette délicieuse mousse de noix de Saint-Jacques à la vodka que l'on tartine sur des toasts. Si vous êtes perdus dans les méandres de l'appellation '"Saint-Jacques", lisez la suite !
Si vous faites partie des 72 % de consommateurs estimant qu'il est important de consommer des produits sans OGM, vous serez certainement intéressés d'apprendre que Greenpeace a publié un guide de Noël des produits avec ou sans OGM. En écoutant parfois les personnes de mon entourage, certains estiment que les OGM n'existent qu'en Hollande ou aux États-Unis. Malheureusement, cette idée reçue est fausse et nous sommes bel et bien envahis par ces produits douteux dans tous les rayons de nos supermarchés. A l'heure où les règles d'étiquetage imposent aux marques de notifier la liste des ingrédients, et accessoirement des produits chimiques (agents de saveur, de texture, colorants, exhausteurs de goût...), on peut déplorer que les informations en matière d'OGM ne soient pas inscrites sur les emballages. Comme le précise Rachel Dujardin de Greenpeace, "ce guide donne accès à une information qui n'est pas affichée sur les étiquettes des produits et permet ainsi au consommateur de faire le choix de la santé et de l'environnement." L'association écologique souligne à juste titre que "les filières de qualité qui font l'effort de les exclure n'ont pas non plus la possibilité de le faire savoir sur les étiquettes. "
Une fois de plus, le principe de précaution, avancé par les fervents opposants des OGM, me semble approprié. Seulement, force est de constater que la procédure actuelle d'évaluation des risques en matière d'OGM n'est pas en mesure de déterminer clairement l'impact des OGM à long terme sur l'environnement, la biodiversité, la santé humaine et animale. Comment peut-on affirmer alors qu'ils ne comportent aucun risque ? Par ailleurs, une récente étude autrichienne a démontré que des souris nourries au maïs MON 810-NK 603 se reproduisent moins bien que les autres. Comme dit l'adage, mieux vaut prévenir que guérir. De mon côté, je me suis amusée à éplucher ce guide qui révèle bien des surprises...
En choisissant la photo d'illustration de cette recette, j'ai été surprise de dire à voix haute devant mon ordinateur : "Voilà pourquoi j'aime la cuisine". Que l'on soit restaurateur, chef de brigade, journaliste, critique gastronomique ou blogueur, il me semble essentiel d’analyser les raisons pour lesquelles on apprécie tant cet art. Les réponses qui en découlent permettent de mieux cerner son univers culinaire. Pour ma part, j'aime avant tout la cuisine pour le bonheur et le plaisir qu'elle me procure, de la préparation à la dégustation. C'est une approche épicurienne faisant l'apologie des saveurs authentiques, qui explosent en bouche, qui transcendent les sens. Parallèlement, elle me pousse à vivre plus sainement en achetant des produits frais et de qualité. Cette dimension écocitoyenne m’incite par ailleurs à réfléchir sur l’impact de l’alimentation dans le monde et de transmettre cette valeur à ma fille. Je sais qu’à l’avenir, lorsqu’elle sera indépendante, l’idée de manger des fraises en février lui sera inconcevable. Enfin, la cuisine est une excellente façon de montrer à mes proches que je les aime. Guetter leur regard pétillant lorsque j'apporte un plat mijoté, entendre leur soupir de délectation me comblent à chaque fois de joie. A une époque, je croyais que l'on devait obligatoirement aimer manger pour se mettre en fourneaux. J'ai quelques exemples en tête qui indiquent le contraire et dans ce contexte, la cuisine est alors au service des personnes souffrant d'anorexie ou de boulimie. Toucher les aliments, les transformer, les sentir représentent un premier pas vers la guérison. Cette discipline fait donc des merveilles, elle embellit les journées monotones, elle range les soucis du quotidien dans le placard, c'est un exutoire constructif et réconfortant. Une pâte à tarte peut ainsi devenir un bon putching-ball. Et vous, pourquoi aimez-vous cuisiner ?
Je vous en avais déjà parlé dans ce billet, il arrive parfois que la poisse culinaire vous colle aux doigts. C'est justement ce qu'il m'est arrivé ces dernières semaines et plutôt que de publier des recettes navrantes, j'ai préféré attendre de trouver la pépite gourmande qui me réconcilierait avec ma passion de toujours. Je dois ce revirement de situation à Florence, la mère de mon amie Alice. Je ne l'ai pas encore rencontrée, mais je sais qu'un jour, je lui parlerai comme à une connaissance de longue date. Le week-end dernier, Alice m'a tendu, avec l'air malicieux qui la caractérise tant, le carnet de recettes faciles de sa mère. "Je suis certaine que tu trouveras de bonnes idées dedans, c'est une excellente cuisinière, toujours très inspirée ". Dans ce petit classeur rouge, il y a des recettes comme j'aime, qui ont "un petit je ne sais quoi". A la lecture de ces pages écrites à la main, j'ai ressenti la passion et l'expérience de Florence, mais surtout l'infinie tendresse qui la lie à sa fille. Dans la partie "sucrée", un cake aux graines de pavot m'a d'emblée intriguée car il ne comporte pas de farine. Curieuse de connaître le résultat, je n'ai pas tardé à tester ce gâteau autrichien, et voici le résultat. Wunderbar !
Elle se déshabille quand d'autres se couvrent de pulls en laine. Avec nonchalance, elle retire ses vêtements multicolores et égraine ses bijoux dorés au gré du vent. Elle ne craint pas de se mettre à nu pour laisser entrevoir les empreintes du temps qui passe, mais rougit de pudeur lorsque le soleil effleure timidement sa peau. Parfois, après une nuit de sommeil, elle défait du bout des doigts le drap cotonneux et fantomatique qui enlaçait son corps. Vous l'aurez deviné, cet être qui chaque année nous dévoile avec grâce ses formes originelles, c'est la Nature.
Les temps sont durs... Je ne peux m'empêcher de faire allusion au contexte économique dont on parle dans les médias, les bistrots et sur les marchés. J'ai entendu dernièrement une petite vieille qui discutait avec un maraîcher en tenant les propos suivants : "Les jeunes de maint'nant, ça va leur faire tout drôle. Ils mangent des hamburgeurs - prononcez "zan-bur-guerre" -, des boîtes de conserves, du biftek pour le souper. A mon époque le soir, on mangeait d' la soupe ! D'ailleurs, on n'avait point les moyens d'avoir aut' chose. Et regardez-moi, j'ai 80 ans Monsieur, et j'tiens encore debout !". Le vendeur de pommes lui sourit et me fit un clin d'oeil, amusé de m'avoir surpris en train d'écouter la conversation. La petite dame gratouilla dans son porte-monnaie, "pff... j' vois rien avec ces centimes d'euros", puis se retourna et me fixa avec l'oeil perçant, genre Madame Sarfati version berrichonne et me lança : "... de la soupe Mademoiselle, oui !". Du haut de mon mètre soixante-dix-huit, je lui répondis avec candeur : "Vous savez Madame, j'ai pas mal mangé de soupe...". Elle s'inclina en me disant, presque affectueusement : "Oui en effet, elle a les joues bien roses et des grandes guibolles." Je considérai ma taille à la sienne pour la taquiner, sous le regard canaille du vendeur et terminai la conservation ainsi : "Madame, vous avez raison, les français ne mangent plus comme il y a 50 ans. Mais détrompez-vous, les jeunes aiment la soupe, et pour ceux qui n'ont pas encore le réflexe, ils vont y venir. La fraîcheur de l'automne fera le reste." De retour à la maison, j'ai eu envie de manger une soupe à l'oignon. Le plus cocasse, c'est que je n'en avais jamais fait. Avant d'écumer les pages de mes livres de cuisine, j'appelle souvent ma mère."Allo Maman ? Tu la fais comment ta soupe à l'oignon ?"
Depuis que j'alimente sur ce blog, je n'ai pas le souvenir d'avoir déjà eu la main qui tremble. Généralement, les touches de mon clavier claquètent allégrement sous l'impulsion de mes doigts pressés de vous conter mes pérégrinations gourmandes. Cette fois-ci, me voilà face à l'écran de mon ordinateur, fébrile à l'idée de vous annoncer une grande nouvelle. Lorsque j'ai ouvert ce blog, j'ai nourri l'espoir de concrétiser un jour un rêve qui habite mes nuits depuis bien longtemps. Deux ans et demi après la création de cette cuisine de campagne virtuelle, la possibilité de coucher sur papier mes recettes s'est enfin réalisée. Courant 2009, j'aurai l'immense joie de vous présenter mon premier livre de cuisine. Durant tous ces mois de gestation, j'ai moins publié et cela n'a pas échappé à de nombreux lecteurs qui parfois s'inquiétaient de mon absence. Ce que je peux d'ores et déjà vous dire, c'est que je l'ai conçu dans le même esprit que le blog, avec des textes que j'ai tenté de rendre instructifs et dynamiques, des recettes champêtres, épicuriennes et généreuses. Cet ouvrage me demande beaucoup de travail car la maison d'édition qui le publiera m'a donné la possibilité de concevoir à la fois les recettes et les photos. Je ne peux pas vous en dire plus pour l'instant, même si je trépigne d'avance à l'idée de vous donner d'autres détails croustillants. Je suis encore en phase de rédaction, mais c'est ma dernière ligne droite et d'ici la fin de l'automne, je serai plus présente. Pour fêter cela, je vous livre une recette faite à la fortune du pot, un petit gratin de pain perdu à la figue et aux pignons de pin. Il est irrésistible avec ces croûtes de pain doré, imbibées du nectar sucré des dernières figues de la saison.
Je sais que ce n'est pas encore la saison des châtaignes, mais partez du principe que cette recette de fondants est une sorte d'avant-goût. La crème de marrons est d'ailleurs disponible toute l'année et pour une fois, je ne vous rebattrais pas les oreilles avec cette histoire de saisonnalité - mais j'y reviendrais forcément -. Je me demandais pour quelles raisons cette pâte veloutée inventée par Clément Faugier était appelée "crème de marrons", ainsi que les produits dérivés comme les fameux marrons glaçés. Dans ma région, nous estimons que les marrons sont toxiques, alors pourquoi nommer cette crème ainsi ?
Le titre est long, mais cette recette mérite bien cela. Quand hier la postière a klaxonné devant la maison, j'ai accouru au portail pour prendre le colis qu'elle me tendait. "Poste italiane"... Les chiens jappaient autour de moi, probablement parce qu'ils sentaient la joie qui m'envahit à cet instant. Quelques mois après l'ouverture de Cuisine Campagne, une certaine Daniela commença à poster des commentaires et puis de fil en aiguilles, nous avons correspondu par mail. Deux ans après, nous échangeons toujours autant et je peux dire qu'elle est devenue une amie bien plus que virtuelle. Est-ce parce qu'elle me livre des recettes rares, me raconte des anecdotes gourmandes et folkloriques sur son pays et m'adresse souvent des colis remplis de petits cadeaux à croquer ? Ou est-ce parce que nous partageons les mêmes valeurs de vie ? C'est un peu tout à la fois je crois. Daniela, la meilleure façon de te remercier est de t'offrir une recette inspirée des saveurs de ton pays. En découvrant dans le colis ce miel d'oranger de Sicile, je me suis dit que des pancakes à la ricotta accompagneraient à merveille ce nectar d'abeilles, aussi limpide et parfumé qu'un sirop d'érable.
Lorsque vous confiez à des nouvelles connaissances que votre passion est la cuisine, leurs réactions sont très souvent enthousiastes et enjouées, on s'enquiert de savoir ce que vous aimez cuisiner. "Plutôt salé, plutôt sucré ?", "Tu aimes la cuisine épicée ?". Je n'ai jamais rencontré de personnes totalement hermétiques à ce sujet, car bien évidemment, nous nous alimentons tous et au moins une fois dans notre vie, nous avons atteint les sphères du plaisir gustatif. Parmi les innombrables recettes qui existent, quelques-unes suscitent à coup sûr une certaine admiration. Essayez pour voir de dire ceci, d'un air détaché : "Je fais souvent de la charcuterie maison, du pâté notamment...", guettez discrètement le regard de votre interlocuteur et attendez mine de rien sa réaction : "Ah bon ? Tu sais en faire ?". Préparez-lui illico presto une petite tartine de cette mousse de foies de volailles et laissez-le déguster. A la suite de quoi, vous pourrez lui demander tout ce que vous voulez, comme faire la vaisselle qui traîne dans l'évier, repasser vos torchons ou aller chercher d'autres baguettes. Vous l'aurez compris, cette recette est complètement addictive, et entre nous, même une adolescente de 12 ans y arriverait (mais cela, il ne faut pas le dire, n'est-ce pas).
Qui n'a pas reproché au poulet rôti d'être trop sec ? C'est exactement ce que je pensais, jusqu'à ce que je goûte un poulet exquis chez la mère d'un ami marocain. Après nous être régalés avec une salade de tomates et des petites brochettes d'agneau caramélisées - nous n'avions déjà plus faim - , elle nous avait apporté, la tête haute, un poulet dodu et grillé, blotti dans une épaisse couche de pommes de terre et d'olives. A l'époque, je m'intéressais déjà à la cuisine et voulais percer les mystères de la cuisine des femmes du sud. En portant à ma bouche un morceau de blanc, je fus totalement subjuguée par le fondant et la saveur de la chair. "Dites-moi, votre secret, ce sont les olives ?". Elle me répondit avec un sourire radieux et un accent charmant : "Oui Linda, elles apportent du goût, mais la chose la plus importante, c'est la cuisson. Le poulet doit être cuisiné tout doucement." En catimini, lorsque les hommes prirent le thé, elle me confia que c'était comme en amour. Quand le feu de la passion est trop fort, il durcit les coeurs. "On aime mieux en prenant le temps de se découvrir, on construit un amour tendre et durable". Lorsque je prépare ce poulet rôti, je ne peux m'empêcher de penser aux paroles sages de cette femme à qui je dois cette excellente recette.
Ma vie s'est toujours déroulée de manière très cyclique. En cuisine, c'est encore plus flagrant. Lorsque je rentre dans ma phase de chance culinaire, tout me réussit, même les tours de main les plus délicats. Seulement, je sais qu'à l'issue de cette période faste, tout un lot de complications va s'enchaîner, en cascade. Pourtant, on ne peut dire que je sois une personne défaitiste. Seulement, je sens quand le vent tourne. Et lorsqu'une cuillère remplie de sauce tombe à mes pieds, je hoche la tête et ris nerveusement. Elle est là, insidieuse et perfide, elle me cerne : la poisse. Alors pour tout vous dire, cela fait 4 jours que je teste des recettes, sans aboutir à quelque chose de bon. Ce matin en me levant, j'ai décidé de la braver et pour y parvenir, j'ai voulu proposer une recette facile, que je maîtrise bien : la ratatouille au four. Oh bien sûr, j'ai éclaté une tomate par terre et cassé le plat de présentation pour ma photo. J'ai poussé un hurlement primaire, histoire de me détendre un peu et puis, j'ai fermement décidé de faire du Taï-Chï à la rentrée. Pour changer, j'ai dégusté cette ratatouille sur une tranche de pain de campagne, pariant que la croûte craquante mettrait bien en valeur la texture fondante des légumes. La fine tranche de speck décorée de parmesan et passée quelques instants au grill souligne à merveille le caractère intrépide de la tomate et du poivron. Dès la première bouchée, j'ai été totalement conquise par ce mélange de saveurs ensoleillées.
Les vacances passent toujours trop vite, surtout lorsqu'elles se déroulent dans des lieux merveilleux. Belle-Île est une destination de rêve pour les amoureux de la nature. L'année dernière, je vous avais présenté quelques photos de la plus grande île de Bretagne et vous confiais mon amour pour elle. Je crois que l'on peut aimer passionnément une terre, même si elle ne nous a pas vu naître. Si vous avez déjà foulé le sable de ses plages et arpenté ses sentiers côtiers, vous connaissez alors ce sentiment grisant. Lorsque la sirène du bateau retentit en arrivant au port de Palais, mon coeur bat toujours la chamade... pour Elle. Je sais que j'y retrouverai les endroits insolites et sauvages qui m'apportent tant de sérénité et de force. J'ai toujours eu des difficultés à me plonger dans l'ambiance des stations balnéaires. Trop de monde, de bikinis, de camions pizza et d'immeubles érigés comme des Légo sur les côtes. Attachée à la campagne et piètre nageuse, je dois dire que l'air marin n'avait jamais conquis mon coeur. Belle-Île a réussi avec moi un pari improbable : elle m'a fait aimer la vie au bord de l'Océan.
J'adore la myrtille et pourtant, je suis souvent à cours d'idées pour la cuisiner. Je la transforme généralement en confiture afin de prolonger le plaisir - encore que, les stocks sont toujours terminés à la fin de l'été -. Dans le Berry, nous sommes plus habitués à la cueillette de fraises et de pommes. Grâce à une internaute, j'ai découvert l'été dernier une exploitation de myrtilles. Quand je me suis rendue il y a quelques jours dans ce champ ensoleillé situé à 5 km de chez moi (à Saint-Palais dans le Cher, suivre les pancartes violettes), je n'avais pas vraiment de recettes en tête. Simplement une furieuse envie de manger ce petit fruit bleu, d'ailleurs appelé à juste titre "bleuet" par nos amis québécois. La fille de l'agricultrice et son amie vous accueillent tout sourire, notent la tare de votre panier ou sac en papier et c'est partie. Une heure de cueillette pour un kilo de fruits, cela semble long mais le rapport qualité-prix mérite que l'on y passe du temps. Entre deux photos, durant lesquelles une des vendeuses a accepté de se prêter au jeu de la photo culinaire, j'ai remarqué un petit fascicule de recettes. Je parcoure des yeux les titres et une recette attise alors ma curiosité. Encore quelques photos à prendre, une myrtille dans la bouche, un échange d'e-mail avec la saisonnière, et je repars avec la ferme idée d'élucider le mystère de ce gâteau qui sonne déjà bien américain, le blueberry buckle...